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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 14:33
POSTUROPATHIE AU SALON REEDUCA

Vous désirez nous rendre visite sur le Salon, n'hésitez pas m'envoyer votre mail afin que je puisse vous envoyer un badge d'entrée. 

Nous aurons le plaisir de vous y accueillir avec mon équipe et de vous renseigner sur ce nouveau concept thérapeutique 


 

LA POSTUROPATHIE

 

 

VENEZ NOUS RETROUVER AU STAND A 083 AFIN DE DÉCOUVRIR LES DIFFÉRENTES FORMULES DE FORMATION EN POSTUROPATHIE

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 15:41

un article a été publié dans le journal THE SWORD qui traite de sujets relatifs à la médecine et aux sciences .

merci à mes élèves pour cette initiative auprès de la presse anglaise scientifique.

BONNE LECTURE

JF HENNEBICQ

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 18:20

Une nouvelle année de formation en Posturopathie s'offre à vous :

Des nouvelles formules de formation en clinique, en thérapeutique, de formation à distance avec stage clinique individuel vous sont proposés sur www.posturo-formation.com

Quelques dates sont déjà annoncées :

Séminaire d'initiation clinique à la posturopathie :

28 - 29 Mars 2015 à RENNES

11 - 12 Avril 2015 à PARIS

Séminaire de perfectionnement clinique à la posturopathie :

24 - 25 Janvier 2015 à RENNES

Séminaire d'initiation thérapeutique à la posturopathie :

06 - 07 Juin 2015 à RENNES

N'hésitez pas sur le site à demander des informations complémentaires sur la fiche contact

posturopathiquement

JF Hennebicq

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 17:05

Le séminaire de Lorient du 29 et 30 mars 2014 sur l'initiation à la posturopathie a rassemblé 2O participants dans les locaux de la Cité de la voile d'Eric Tabarly

 

Ce fut un weekend dense.

Merci à Alexis Guery Ostéopathe DO enseignant au COS de NANTES, pour son organisation, son professionnalisme. Il a permis que cette formation se concrétise.

L'essentiel des participants était des jeunes ostéopathes qui ont pu découvrir combien il était essentiel de remettre en cause certains concepts et d'établir de nouvelles vérités cliniques issus de la posturologie clinique.

Merci pour leur participation active, sérieuse, très professionnelle et pour l'ambiance chaleureuse durant tout ce weekend.

Je les invite dès LE 13 14 SEPTEMBRE 2014 à venir gratuitement à la prochaine session d'initiation à la posturopathie qui aura lieu au sein de l'école d'ostéopathie de Rennes.

Je serais secondé par Arnaud Lefèvre ostéopathe DO formé depuis 5 ans à la posturopathie, enseignant à IDO PARIS en HVBA et en posturologie clinique.

Il pourront ainsi revoir cette première approche d'un nouvel oeil et se perfectionner à la routine clinique du bilan posturopathique.

Un livre devra sortir en fin d'année 2014 sur ce thème.

Des articles font suivre fait par des élèves formés au concept de la posturopathie mais aussi par des enseignants.

Abonnez-vous pour être au courant de la parution de ces articles et faites partagés ces articles à d'autres thérapeutes.

Un annuaire est en train d’être établis afin de répertorier l'ensemble des thérapeutes formés à cette nouvelle discipline.

Vous trouverez cet annuaire sur le site de formation www.posturo-formation.com

D'autres formations à thème vont vous êtes proposés dès l'année prochaine.

POSTUROPATHIQUEMENT

JF Hennebicq

bilan du séminaire d'initiation à la posturopathie de Lorient
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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 11:24

L'homme est asymétrique et rarement le praticien tient compte de cette réalité pour traiter son patient en thérapie manuelle.

Pourtant l'examen clinique nous le révèle :

L'examen morphostatique témoigne de la présence de l'asymétrie tonique posturale lié au poids de la gravité et à l'influence des capteurs posturaux sur le système musculo-squelettique.

Mais il est avant tout le reflet de l'asymétrie motrice corticale lié à l'influence de la latéralité du patient sur le système musculo-squelettique.

Cette asymétrie est le fruit d'une activité tonico-phasique permanente soumis à une prépondérance corticale

Elle vient de l'utilisation préférentielle de schémas moteurs appris automatisés, génétiquement programmés à travers la relation motrice œil-pied main.

Tous nos gestes aussi bien la locomotion sont dépendants de la latéralité.

Elle déforme le corps et crée des mouvements préférentiels asymétriques initiés par une organisation visuo-motrice minutieuse.

Le concept de latéralité est issus de la kinésiologie Éducative initié par les docteurs Dennison dans les années 1970. Ils ont développés l'apprentissage du mouvement par le modelage de latéralité sous le nom de BRAIN GYM.

Ce mode d'apprentissage très psychomoteur est proposé aux enfants en cours d'apprentissage scolaire. C'est une solution intéressante pour les enfants dyslatéralisés voire dyslexiques.

En Europe, 2 grands noms ont étudiés l'impact de la latéralité sur l'apprentissage moteur : Jaap Marsman, un kinésithérapeute hollandais et Guy Azémar médecin professeur d"éducation physique et sportive passionné d'escrime.

En posturologie clinique,Laurent JaÏs et Serge Helbert ont proposés des règles de latéralités pour l'examen clinique.

En posturopathie,l'évaluation de l'asymétrie lié à la latéralité est primordiale et va conditionnée le traitement.

Le bilan clinique de l'asymétrie que propose chaque patient lié à sa latéralité va servir à déterminer comment traiter le patient.

L'examen morphostatique et l'examen Ostéo-dynamique vont servir ainsi de comparatif pour déterminer si le patient est bien dans son équilibre.

Si les capteurs posturaux ne perturbent pas l'équilibre morphostatique de latéralité alors le patient est plus apte à s'adapter face à son environnement

Le praticien ne doit surtout pas être trompé par des qualités de mouvements qui sont physiologiques pour le patient et pourraient paraître dysfonctionnels pour le praticien non avertit.

La loi d'équilibre en posturopathie est celle d'un équilibre adaptatif où le patient doit se tenir comme il bouge.

Les règles d'équilibre lié à la latéralité sont appris dès les séminaires d'initiation en posturopathie.

L'article qui va suivre témoigne d'une étude sur la latéralité reprenant les fondamentaux en matière de la latéralité que j'ai introduit en posturopathie.

Il résume le mémoire d'un de mes élèves Jean Jacques Vignaux, maintenant ostéopathe DO.

Je le dédie à Guy Azémar décédé le 10 février 2014 car il reprend une grande partie de ces recherches faites pendant 40 ans.

Ce mémoire est remarquable et je vous invite à le parcourir sur :

www.formation-posturo.com

BONNE LECTURE

Posturopathiquement

JF Hennebicq

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 09:22

Le test scapulaire est un test  permettant d'évaluer l'équilibre tonique de la ceinture scapulaire en prenant pour référence les qualités thixotropiques des muscles scapulaires antérolatérale de cette région. 

Il est appelé en posturologie clinique "le test de la région scapulaire".

La ceinture scapulaire est une région tampon du système postural d'aplomb. Elle est le plus souvent influencée par l'équilibre des capteurs posturaux hauts que sont le capteur oculaire, le capteur cranio-mandibulaire (ATM et articulé dentaire), le rachis cervical.

Son positionnement dans l'espace est conditionné par l'équilibre de la latéralité manuelle dans sa relation corticale main pouce bouche et par l'engreinement des taches visuomotrices ayant automatisé une gestualité suivant l'oeil directeur au cours de l'apprentissage moteur des 2 mains.

Cette région tampon est aussi influencée par l'équilibre de la ceinture pelvienne avec laquelle elle s'organise dans l'espace en fonction de l'information de régulation d'équilibre proposé par les capteurs podaux et plantaires en particulier lors des différents temps de la marche.

L'origine du test scapulaire laisse peu d'écrit mais le plus connu est d'abord celui employé dans la technique de Dejarnet, un chiropracticien.

Le test décrit est appelé alors "le test du psoas "où le principe est d'évaluer en décubitus dorsal la différence de longueur des 2 membres supérieurs.

Le patient tend ses 2 bras en arrière en antépulsion maximum et le praticien évalue si les doigts des 2 mains arrivent au même niveau.

Dans le cas d'un constat de différence de longueur, le psoas est spasmé du côté du membre apparemment le plus court (ref 1 et 2 ).

Ce constat clinique n'a pas fait l'objet d'une évaluation clinique et reste très réducteur sur le plan de l'interprétation diagnostique. Pour autant doit on considérer ce test comme le symbole de dysfonctions de chaine musculaire antérieure ?

Le test scapulaire le plus comtemporain reste "le test scapulaire de Dupas" (2005) dont l'interprétation semble plus rigoureuse et proche de la réalité clinique (ref 3). On peut considérer qu'il est l'équivalent du test de hauteur des mains effectué debout. Son principe d'exécution est le même, c'est un test actif : il se fait essentiellement en position de décubitus dorsal mais il peut se faire en position assis.

Allongé sur le dos, P. Dupas et fils demandent de mettre les 2 bras en arrière en antépulsion maximum mains parallèles et en supination pour comparer la différence de longueur des 2 Membres sup en prenant comme repère les 2 styloïdes radiales (ce qui est déjà plus fiable et facilement reproductible). Il n'y a pas de traction des 2 membres mais juste une aide au rapprochement des 2 membres supérieurs du patient par le praticien. Le patient  réalise lui même activement son antépulsion maximale.


                                              01.JPG

 

Comme dans le test de hauteur des 2 membres supérieurs, le constat d'une longueur égale doit être fait sinon il existe un problème postural d'abord d'origine oculaire quand le test est effectué yeux ouverts, tête droite, regard droit devant, sans contact dentaire.

En plus des conditions YO, Dupas et fils proposent d'évaluer l'influence d'autres capteurs sur l'équilibre tonique de la région scapulaire notamment l'influence occlusale (en oim max), l'influence mandibulaire (ouverture mandibulaire maximale) et l'influence du rachis cervicale en extension et en flexion  (muscles  cervicaux et  sous hyoidiens). Ce principe d'évaluation clinique a été repris par G.Vallier (2011) (ref 3').

Il est demandé en plus un test de convergence pour tester l'équilibre des muscles oculomoteurs surtout lorsque le test YO montre une inégalité de longueur afin de s'assurer que l'équilibre proprioceptif du capteur oculaire en convergence soit physiologique.

A partir d'un arbre décisionnel suites aux différents testing, P. Dupas et fils vont proposer un traitement postural approprié. Ce test  sert pour eux de référence pour un travail dentaire, voir orthodontique en fonction des indications posturales du patient mais aussi ostéopathiques.

Un traitement manuel peut être proposé soit dans la région cervicale ou sur les ATM.

Le test scapulaire de Dupas est un test fiable reproductible. Il faut toutefois revoir l'interprétation posturale de base en YO : lorsque le test est perturbé YO , on doit suspecter d'abord une entrée posturale d'origine réfractive mais pas oculo-motrice.

En effet , même si l'équilibre proprioceptif des muscles oculomoteurs joue un rôle majeur dans l'équilibre tonique du systeme postural d'aplomb, dans la boucle accommodation convergence l'équilibre réfractif détermine la qualité de régulation de cette boucle réflexe ( ref 4  ).

De même, attention à l'existence de membre supérieur court et de conflit scapulo-humérale qui peuvent perturber la véracité du test  scapulaire.

Dans ce cas quelque soit l'entrée proposée ou testée les résultats constatés seront variables en fonction de la variation de  longueur  du bras court.

En posturopathie, je propose de réaliser ce test différemment en effectuant une traction maximale des 2 membres supérieurs lorsque le patient est en antépulsion maximale, avant bras en supination : le test se nomme alors le test scapulaire à traction maximale.


                       P1130072.JPG     02.JPG

 

L'avantage de faire ce test en traction maximale permet d'apprécier les qualités d'élasticité des muscles de la ceinture scapulaire en fonction  des différentes conditions d'équilibre des capteurs hauts.

Ce test vient complèter le test scapulaire de Dupas mais la réponse physiologique de longueur des 2 membres supérieurs est différente : le membre le plus court à la traction doit être toujours du côté de l'oeil directeur quelque soit les conditions environnementales posturales proposées.

Voici une étude que j'ai réalisé en 2009 pour valider cette règle d'équilibre à la traction scapulaire maximale en condition yeux ouverts, regard droit devant sans contact dentaire.

 


EXPERIMENTATION CLINIQUE A LA RECHERCHE D'UNE REFERENCE CLINIQUE DU TEST SCAPULAIRE A LA TRACTION MAXIMALE


JF Hennebicq osteopathe DO 

Une expérience a été réalisée avec des élèves  en cours d'apprentissage de la posturologie clinique.

Chaque élève était regroupé en binome et devait chacun à leur tour réaliser le test scapulaire en traction maximale en position de décubitus dorsal en ayant préalablement effectué un test de l'oeil directeur (test du cadran troué), et répertorier  la main manuelle dominante sur le plan gestuel par des tests fonctionnels liés au geste quotidien (écriture, se coiffer, main qui coupe ou qui déchire).

Image-test-oeil-directeur.jpg  Image-2-oeil-directeur.jpg

Ces  tests cliniques vont permettre en déterminant la latéralité manuelle et oculaire de se rendre compte s'il existe une corrélation entre l'équilibre de latéralité et la longueur des 2 membres supérieurs en traction maximale. Le but étant de savoir si le test scapulaire à traction maximale répond à des normes de latéralité ou d'égalité de membre supérieur.

Le test scapulaire de Dupas classique a montré que la norme d'équilibre est une égalité de longueur en actif comme il a été déjà constaté en position debout pour le test de hauteur des mains  (réf 5). Ces 2 tests comparatifs attestent  cette norme quelque soit la latéralité du patient.

A la traction maximale, quels sont les résultats obtenus sur le test scapulaire pour 34 individus soit 17 binomes.

L'ensemble de ces individus représentent 15 femmes et 19 hommes agés entre 19 ans et 26 ans correspondant à une population jeune en bonne santé ne présentant pas de syndrome de déficience postural. Tous ont été testé avec une correction visuelle s'ils en étaient porteurs.

Aucun ne présentait un conflit scapulo-huméral et de trouble orthopédique des membres supérieurs afin d'éviter tout biais à l'expérimentation.

Les tests ont été effectués après une séquence d'apprentissage afin que chaque test soit reproduit dans l'exactitude dans la séquence consacrée à l'expérimentation et avec la même façon de faire pour obtenir une homogénéité et une conformité au test décrit dans sa chronologie.

La traction est donc réalisée dans l'axe du corps du patient, placé de décubitus dorsal référencé. Le praticien tracte les 2 membres supérieurs à partir des 2 styloïdes du poignet, les 2 avant bras en supination jusqu'à obtenir une sensation maximale d'élasticité des ceintures à la traction (même si la traction peut induire des sensations de traction de la ceinture pelvienne et des 2 membres inférieurs). La limite reste l'obligation de ne pas provoquer un déplacement du patient et de ne pas induire de signal de la douleur. 

Les résultats statistiques ont montré une répartition de 23 oeil directeurs droits et 11 oeil directeurs gauches, 31 mains droites motrices et 3 mains gauches motrices avec une combinaison de latéralité main oeil  comprenant 20 odt mdt, 11 og mdt, 3 odt mg  et aucun og mg.

Cette répartition de latéralité oeil main reste conforme à celle rencontrée dans une population générale telle que l'a décrit Guy Azémare dans ses études consacrées à la latéralité (ref 6).

Le premier constat dégagé par les statistiques lors de la traction maximale : aucune égalité de longueur des membres supérieurs à la traction maximale   a été répertoriée.


                                  mains.JPG

 

Si on compare par rapport à l'oeil directeur :

- on retrouve  16 oeil droits directeurs  avec un membre plus court à droite à la traction et 7 oeil droits directeurs plus courts à gauche à la traction soit une répartition plus prépondérante  pour une inégalité de longueur plus court du côté de l'oeil directeur à 79,56 %.

- on retrouve  8 oeil gauches directeurs avec un membre plus court à gauche et 3 oeil gauches directeurs plus courts à droite soit une répartition plus prépondérante pour une inégalité de longueur plus court du côté de l'oeil directeur à 72.72%.

si on compare par rapport à la main motrice :

- on retrouve  17 mains droites directrices avec un membre droit plus court à la traction et 14 mains droites directrices avec un membre gauche plus court à la traction soit une répartition plus équilibrée avec une légere prépondérance 54,83% pour une inégalité de longueur plus court du côté de la main motrice.

On retrouve pour  1 main gauche directrice avec un membre gauche court à la traction et 2 mains gauches directrices avec un membre plus court à droite soit une répartition  plus prépondérante à 66,66 % pour une inégalité de longueur plus court du coté opposé à la main gauche directrice.

Les résultats par rapport à la main motrice montrent que l'inégalité de longueur du membre sup ne dépend pas de la main motrice.

Si on compare les combinaison oeil main selon leur répartition de latéralité, on retrouve à la traction  pour la répartition :

                - odt mdt,  14 avec un membre plus court à droite et 6 avec un membre plus court à gauche soit une prépondérance plus court à 70% du côté de l'oeil directeur

              - og mdt, 4  avec un membre plus court à droite et 7 avec un membre plus court à gauche soit une prépondérance plus court à 63,63% du côté de l'oeil directeur

              - odt mg, 2  avec un membre plus court à droite et 1 avec un membre plus court  à gauche soit une prépondérance plus court à 66,66% du côté de l'oeil directeur

D'une manière générale, on peut considérer que l'inégalité constatée est conforme du côté de l'oeil directeur à une proportion équivalente quelque soit la combinaison de latéralité oeil main.

Cette étude clinique a donc tendance à mettre en évidence un constat à la traction maximale scapulaire yeux ouverts plus référencé à l'oeil directeur qu'à la main directrice motrice. Ce qui a tendance à montrer l'importance de l'influence des capteurs posturaux notamment l'oeil pour la répartition tonique de la ceinture scapulaire et de son influence de l'équilibre morphostatique.

Il serait intéressant dans un autre temps de faire une autre étude clinique pour constater si cette règle d'homogénéité est conforme aux variations d'influence de certains capteurs tel que l'a constaté Dupas et fils à l'influence occlusale, mandibulaire et cervicale.

L'étude randomisé et de reproductibilité du test scapulaire de Dupas  serait un bon complément à l'étude que j'ai réalisé .

Mon étude reste une simple approche clinique expérimentale qui pourrait être améliorée aussi par un examen de vue systématique afin de sélectionner les patients de façon plus précise. Toutefois le recrutement d'une population jeune a permis de mettre en expérimentation le test à la traction scapulaire plus facilement sans conflit scapulo-huméral.

Le constat clinique d'une règle d'homogéneité au test scapulaire à traction maximale doit nous amener à nous interroger sur la réponse physiologique de ce test :

Doit on  se poser la question sur quels groupes musculaires le test scapulaire à la traction maximale est il sensible ?

Le test du psoas de Dejarnet est-il le reflet de tonicité de ce groupe musculaire ?

Il me semble que le test scapulaire à traction maximale répond plutot à l'équilibre tonique du grand dorsal car ce muscle appartient à un groupe musculaire scapulaire latéral mis en étirement lors de la traction scapulo-pelvienne.

Dans ce cas, peut on trouver une corrélation de tonicité telle que la démonter S. Hélbert (ref 7 ) pour la tonicité du long fléchisseur de l'hallux par rapport à l'oeil directeur ?  Le grand dorsal serait-il plus tonique du coté de l'oeil directeur ? Cette asymétrie corticale serait-elle le reflet de nos asymétries de gestualité d'origine visuelle en rapport avec notre latéralité que plutôt manuelle telle que l'a déjà constaté Guy Azémare ( ref 8) ?

Le test scapulaire à traction maximale reste un test posturopathique facile à réaliser, reproductible et surtout qui permet de vérifier l'équilibre scapulaire par rapport à l'influence de certains capteurs notamment le capteur oculaire, le capteur cervicale et le capteur cranio-mandicateur.

Il peut servir de référence pour un traitement manuel ostéopathique.

Venez vous confrontez avec ce test au cours d'un séminaire de posturopathie et vous pourrez ainsi vous rendre compte lors de son apprentissage de son intérêt clinique.

Posturopathiquement.

JF Hennebicq

 

Références bibliographiques :

- ref 1 : Les Techniques Ostéopathiques et Chiropractiques Américaines dans le traitement des lombo-sciatiques P. Therbault J.L Sallé Edition Frison Roche 1992

- ref 2 : Traité Théorique et  Pratique de Médecine Ostéopathique F Ricard et JL Sallé Edition Roger Jollois 1994

- ref 3:  Nouvelle Approche du Dysfonctionnement Crânio-mandibulaire : du diagnostic à la gouttière Ph Dupas Edition CdP 2005

- ref 3': Protocole de Prise en Charge des Déséquilibres Posturaux en Ostéopathie. Congrès nationnal de posturologie 2011 

 - ref 4:  Vision et Posturologie - le rôle de l'accommodation - journées de l'API 2013 M Habif JF Hennebicq

 - ref 5:  Les tests de bilan visuo-postural journées de l'API 2013 M Habif JF Hennebicq

- ref 6 : Posture et asymétries fonctionnelles Guy Azémar 1998

- ref 7 : Correlations cliniques entre les entrées plantaire et visuelle du système postural  S Helbert 2008

- ref 8:  effets de la dominance oculaire sur la cordination oeil main dans les duels sportifs G A zémar, JF Stein, H.Rippol science et sport 2008

 

Published by posturopathie Hennebicq jf - dans tests posturopathiques
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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 13:10

Mon ami Michel Habif vous a informé sur une des interventions que nous avons fait ensemble lors du congrès de posturologie à l'API (Association Posturologie Internationnale) en février 2013.

             images (2)-copie-1                      shapeimage 14

 

L'article diffusé sur son blog www.vision-et-posturologie.com concernait le rôle de l'accommodation dans le système postural.

Je vous propose donc de vous diffuser l'article que nous avons cosignés sur les tests du bilan visuo-postural et que j'ai présenté à ce congrès.

Vous y trouverez certains tests que j'ai décrit dans ce blog et cette article est aussi un moyen de vous rendre compte de l'association de certains tests pour dépister un trouble postural d'origine visuelle où l'acccomodation reste le facteur le plus perturbant.

L'OEIL EST LE CAPTEUR PREPONDERANT DU SYSTEME POSTURAL ! IL PROVOQUE UN TABLEAU CLINIQUE POSTURAL PARTICULIER ! le reflexe accommodation convergence propose des conflits à la fois d'ordre sensoriel mais aussi neuro-musculaire.

Il est indispensable d'avoir une correction optique optimale sous peine de créer un mode d'adaptation dans le système musculo-squelettique coûteux.

 

BONNE LECTURE ET n'hésitez pas à commenter l'article 

 

JF Hennebicq Ostéopathe DO

 

 

 

 

 

 

LES TESTS DU BILAN VISUO-POSTURAL

 

Jean-François HENNEBICQ, Ostéopathe DO, MKDE, Enseignant

Michel HABIF, Opticien, Posturologue

 

 

 

L’œil est un capteur prépondérant du système postural d’aplomb. Il sert de référence pour la construction de notre verticale subjective.

L’œil régule, informe, perturbe notre équilibre à tout moment. Il est doté d’une triple fonction :

VOIR – REGARDER – PERCEVOIR

Lors de l’évaluation posturale, le fonctionnement du capteur oculaire est souvent mal appréhendé. Le praticien surestime souvent l’influence oculomotrice (regarder, percevoir) au détriment de l’influence visuelle (voir).

D’ailleurs, la plupart des publications faites sur le capteur oculaire sont centrées sur l’influence de l’oculomotricité sur la régulation posturale comme celles de Roll (1991, 1997, 1988), ou d’Ivanko et All (1999,2000) pour les plus connues.

Il existe peu de publication sur l’influence de l’œil focalisateur.

Les études effectuées sur la vision sont basées principalement sur l’instrumentation et ont permis de mettre en évidence essentiellement l’influence de l’acuité visuelle sur les oscillations corporelles (Friedrich et All 2008, Paulus et All 1984, Schmid et All 2008).

Des études ont précisé et prouvé d’après Matheron (2009) que la stabilité posturale est dépendante d’une bonne acuité, de la sensibilité au contraste et de l’intensité lumineuse du lieu (e.g Anand et All 2002, Deshpande et Patla 2007) et de l’âge (Lord et Menz 2000, Turano et All 1994).

Par contre, d’autres études stabilométriques (Bles et All 1980, Ouakine 2007) ont montré que le poids de l’entrée visuelle diminuerait pour devenir nul pour une distance supérieure à 2 m ou un paysage visuel distant de plus de 5 m ne permettrait plus la prise en compte suffisamment d’indices visuels de mouvements pour stabiliser la posture.

Notre expérience clinique de praticiens de santé depuis plus de 20 ans, nous montre plutôt le contraire et que l’entrée visuelle focalisatrice a une place prépondérante dans le diagnostic postural. La différence consiste peut-être dans le fait que ces 2 dernières études sont réalisées avec des sujets sains, alors que lors de nos consultations, nous nous confrontons à des malades posturaux, souvent corrigés de façon imprécise.

D’ailleurs, les études récentes d’après Matheron (2009) d’e.g Schmid et all 2008, d’Uchiyama et Demura 2008, de Berencsi et All 2005 confirment que la vision périphérique et la vision centrale sont complémentaires pour le contrôle de la stabilité posturale en position orthostatique en coordination avec les afférences somesthésiques.

Nous avons donc voulu montrer cliniquement plutôt qu’instrumentalement, quels sont les tests permettant de mettre en évidence une entrée visuelle perturbant le système postural d’aplomb en position debout pour confirmer le rôle de l’œil focalisateur dans l’équilibre postural.

Le bilan posturo-visuel debout que nous proposons, met en valeur 6 tests posturaux, opérateurs et non opérateurs dépendants, basés sur l’observation morphostatique, sur un testing musculaire, un test d’équilibre et des tests posturo-dynamiques reproductibles en condition yeux ouverts (YO), et yeux fermés (YF).

Ces tests vont surtout permettre d’évaluer l’influence de la direction du regard droit devant sur l’équilibre postural et donc particulièrement l’influence de l’œil focalisateur.

Tout praticien posturologue examine d’abord son patient en condition yeux ouverts regard droit devant, une cible située à 2 – 3 mètres surtout en position debout.

Ces conditions mettent donc en évidence en premier lieu l’influence de l’accommodation sur l’équilibre postural.

 

En effet, le patient est examiné dans un paysage visuel où les distances de vision sont celles mettant en jeu le parcours accommodatif, donc le réflexe accommodation /convergence.

Acuité, vision périphérique et vision centrale sont alors dépendants du rapport précis entre les muscles ciliaires/les muscles oculomoteurs pour obtenir l’équilibre postural car le patient regarde droit devant.

Par contre, en condition de version yeux ouverts, et lors du déplacement du regard, l’oculomotricité sera plus déterminante pour conditionner l’équilibre postural mais sera encore sous l’influence de l’accommodation pour stabiliser la scène visuelle.

Nous devons tenir compte de ce fait, de l’importance de la précision de la correction visuelle et/ou du rôle de l’accommodation lors de l’examen postural.

D’après Thouvenin, les rapports entre l’accommodation et la convergence régulent l’ensemble du système de vision dans l’espace fini, regard droit devant, lorsque le patient se situe dans des distances de vision inférieure à 5 mètres.

Ainsi l’accommodation par le réflexe ciliaire est mise en action lors de sensation de flou visuel, l’œil tente alors de focaliser une image rétinienne optimale.

Il s’ensuit une syncinésie où l’action de vergence engendrée par l’action des muscles oculomoteurs permet d’ajuster une focalisation de près ou à l’infini.

La convergence est donc obligatoirement stimulée conjointement et proportionnellement à l’accommodation pour fixer un objet dans l’espace fini.

Pour l’œil emmétrope, la convergence et l’accommodation doivent être nulles en vision éloignée, supérieure à 5m.

Le principe de la bonne correction visuelle consiste à rendre emmétrope l’œil amétrope.

Donc, si ce n’est pas le cas, comme par exemple pour le patient amétrope mal corrigé ou non corrigé, alors le système postural peut proposer une distribution tonique à distance perturbante pour l’équilibre orthostatique que devra réguler en premier lieu le capteur podal.

Il s’en suit parallèlement et automatiquement une adaptation qui provoquera à court terme un conflit postural avec un dérèglement du capteur cervicale et un recrutement exagéré, pour certains patients, du capteur manducateur (clenching) pour maintenir au mieux une focalisation fonctionnelle.

Lors des différents tests cliniques que nous proposons, il faudra les compléter conjointement d’une série de tests orthoptiques, pour différencier l’influence de l’accommodation de l’oculomotricité.

Ces tests ne seront pas abordés dans cet article mais sont connus comme l’évaluation du PPC (punctum proximum de convergence), le cover test, le test de Maddox, les tests de motricité ou le stéréo test de Lang.

Les tests visuo-posturaux que nous proposons viennent donc compléter l’évaluation du capteur oculaire et s’effectuent suivant une routine.

Le patient est debout en position de référence posturale habituelle. On veillera à ce qu’il n’y ait aucun contact dentaire afin d’éviter une influence occlusale.

Certains des tests de cette routine peuvent servir à évaluer conjointement d’autres capteurs que l’œil. Les différentes interprétations ne seront pas abordées dans cet article.

Chaque test peut être répété au maximum 3 fois pour permettre une évaluation standardisée.

Ils se font dans la chronologie qui suit.

 

Le 1er test de dépistage est le test de hauteur des mains.

HAUTEUR MAIN LAT               HAUTEUR MAIN DEVANT

 

C’est un test morphostatique non opérateur dépendant.

Ce test se fait YO, les mains du patient sont jointes le long des cuisses doigts tendus pouces serrés. Le praticien demande au patient de positionner ces mains devant le pubis. Le praticien observe la hauteur des 2 mains. Il prend comme repère anatomique d’observation les 2 styloïdes radiales (base des pouces).

Normalement la hauteur doit être égale sinon on peut suspecter un conflit postural ou la présence d’un membre supérieur court anatomique.

Notre expérience clinique nous montre que ce test est souvent révélateur d’un conflit visuel d’origine accommodatif lorsqu’il existe une inégalité de hauteur des 2 mains.

 

 

Le 2ème test est le test de flexion du rachis debout devant.

C’est un test posturo-dynamique non opérateur dépendant.

Ce test va consister à demander au patient de faire une flexion du tronc en 3 temps (un temps cervical avec une flexion de la tête, un temps dorsal avec un enroulement du tronc jusqu’aux genoux et un temps lombaire avec une flexion du tronc se terminant vers la pointes des pieds). Les deux mains doivent être à l’aplomb des pointes de pied que le patient vise.

 

Image23   Image24

                                     Image25

 

Le praticien est placé devant pour observer la descente des deux mains. Cette descente va objectiver l’équilibre tonique des muscles para vertébraux en condition YO regard droit devant à chaque temps.

Normalement sans conflit tonique postural, les deux mains doivent descendre à la même hauteur au-delà des 2 genoux (les repères anatomiques des 2 styloïdes radiales servent toujours de référence pour l’observation).

 

Le 3ème test est le test de Bassani cervical.

 

                               BASSANI-CERVICAL.jpg

 

C’est un test posturo-dynamique opérateur dépendant.

 

Le praticien applique un appui pulpaire successif, symétrique de ses 2 pouces en regard des muscles sous occipitaux, des muscles cervicaux postérieurs de C5 et de C7 T1. Le test se fera YO, regard droit devant, et YF en veillant à ne pas avoir de contact dentaire perturbateur ou adaptatif. Une différence de pouce montant d’un même côté signifie d’abord la possibilité d’un conflit visuel d’ordre accommodatif influençant l’équilibre tonique du rachis cervical.

Ce test aurait pu être réalisé sur l’ensemble des muscles paravertébraux lombaires et cervicaux.

 

 

Le quatrième test est le test de rotation cervicale.

C’est un test posturo-dynamique non opérateur dépendant.

 

POSITION-DEPART-TEST-ROTATION-CERVICALE.jpg Image12

 

 

Il est réalisé classiquement YO/YF en veillant à une synergie de mouvement de version oculaire conjuguée à une rotation du rachis cervicale du même côté. Le regard à l’horizontale, droit devant en suivant le mouvement de la tête.

Le praticien prend comme repère l’épineuse de C7 et la pointe du menton ou l’angle du maxillaire inférieur avec ses 2 pouces et index positionnés en compas pour évaluer les différences d’angulation YO/YF, tout en veillant à ne pas avoir de contact dentaire pendant la rotation de la tête.

Une différence angulaire de rotation en YO et en YF signifie la possibilité d’un conflit accommodatif et d’une rupture du rapport muscles ciliaires, muscles oculomoteurs et muscles cervicaux lors du mouvement.

 

Le 5ème test est le test des abducteurs bilatéraux.

 

C’est un testing musculaire opérateur dépendant permettant d’évaluer la force isométrique des muscles abducteurs d’épaule de façon simultanée en prenant comme référence la cotation du testing musculaire de Lacôte.

L’évaluation des muscles abducteurs se fera par une technique d’évaluation musculaire adaptée par rapport à celle proposée par le testing de Lacôte.

Le patient positionne ainsi initialement ses deux membres supérieurs à 90 ° formant un V avec une ouverture respectant le plan des 2 omoplates.

 

PHOTOABD2            PHOTO ABD1

 

Le praticien est placé à un mètre devant le patient et prend contact précisément avec ses paumes de mains en arrière des 2 styloïdes de chaque poignet du patient en laissant poser ses mains à plat symétriquement sur les deux avants bras. Le regard patient praticien est face à face.

Il demande ensuite au patient une abduction bilatérale contre résistance isométrique d’abord YO puis YF, sans contact dentaire.

Pour avoir une réponse physiologique, le praticien doit obtenir une réponse musculaire égale des 2 cotés à une échelle de valeur de 5 à la cotation de Lacôte.

Une différence peut signifier un conflit d’ordre visuel par comparaison des situations YO/YF. Le même test assis pourra être fait pour exclure une entrée podale.

 

Le 6ème test est le test des index de Cyon.

C’est un test d’équilibre non opérateur dépendant. On le nomme ainsi pour rappeler la similitude avec le test des index de Romberg et pour l’intérêt de la version dans l’équilibre postural tel que l’a découvert E. De Cyon.

Il ne doit pas être confondu avec la manœuvre de Cyon-Paillard.

Ce test consiste à observer l’équilibre du patient YO/YF en 4 temps (tête droite, avec version, avec rotation, avec et sans version).

 

CYON-1.jpg   CYON-2.jpg

                                       Image1

 

Le patient tend ses 2 index devant lui à 90° de flexion d’épaule ses 2 index sont écartés de 3 travers doigts, regard droit devant.

Le praticien doit observer l’équilibre des 2 index dans tous les plans et la position de la tête et du rachis par rapport à la verticale de gravité.

Normalement sans conflit, aussi bien YO ou YF, le praticien doit observer une montée d’index du côté de la rotation cervicale conjuguée à la version oculaire du même côté ou du côté de la version oculaire et une stabilité des deux index en rotation cervicale regard droit devant.

Conjointement le praticien observe aussi une rotation des index du côté de l’inclinaison de l’axe pupillaire avec une translation opposée de l’ensemble de l’axe du corps du patient.

En condition YO, l’œil va être ainsi le principal acteur de la distribution tonique du système postural en coordination avec le capteur cervical et le capteur podal tandis que YF l’équilibre proprioceptif sera régulé par la coordination des muscles du capteur podal, des muscles rachidiens et des muscles oculomoteurs.

 

Conclusion

Ces 6 tests sont donc le moyen par la pratique d’une routine de dépister un conflit postural visuel d’ordre accommodatif.

L’expérience montre que lorsqu’il existe un conflit accommodatif, l’ensemble des 6 tests se recoupe, sont cohérents, et met en présence un syndrome postural d’origine disharmonieux (fig2).

                                  SDP HARMONIEUX ET DISHARMONIEUX

 

Les tests vont montrer alors un côté plus affecté par l’équilibre tonique postural avec une main longue, une main descendante tout au long de la flexion du rachis, un Bassani cervical avec pouce montant, une rotation cervicale moins ample et un testing des abducteurs bilatéraux toujours plus faible principalement du même côté et ceci pour l’ensemble des 6 tests.

Quelquefois, le praticien peut observer la présence d’un syndrome postural d’origine harmonieux (fig1) et dans ce cas, il existe un conflit postural plutôt visuo-podal avec un conflit oculomoteur ou réfractif associé.

L’utilité d’une telle routine est de pouvoir vérifier aisément, l’impact d’une correction optique sur l’équilibre postural du patient avec ou sans correction visuelle ou avec des lunettes d’essais.

Cette routine doit donc servir de référence pour le posturologue clinicien. Il peut ainsi s’assurer que l’espace sensoriel visuel du patient est en accord avec son équilibre tonique postural.

Pour le praticien spécialiste comme l’opticien, l’ophtalmologiste, ou l’orthoptiste, c’est un moyen d’affiner une correction optique sur le plan postural après un examen subjectif et objectif ophtalmologique.

 

Tous les tests décrits sont en cours de validation, et sont le fruit de notre longue expérience clinique.

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:43

Ce test est un test de référence en posturopathie.

Il a été présenté au 20ème journées de posturologie clinique de l'API cette année 2013 au cours  de l'intervention que j'ai effectué sur "les tests du bilan visuo-postural".

Ce test a été initié par mon ami Michel Habif opticien et nous l'avons longuement pratiqué pour connaître son intérêt clinique au cours d'une longue collaboration inter-disciplinaire.

Ce test est en cours de validation. L'étude expérimentale a été faite avec plusieurs praticiens expérimentés et vous sera présentée dans un prochain article.

L'équilibre morphostatique d'un patient dépend de plusieurs facteurs contraignant le système musculo-squelettique au cours du temps.

D'abord l'homme subit la pesanteur, et établit cet apprentissage d'équilibre par le biais de ses capteurs. Ces derniers servent de référentiels et lui permettent d'appréhender son milieu où il vit. La pesanteur déforme progressivement le squelette et façonne sa morphologie par un recrutement permanent des muscles antigravitaires.

L'automatisation des gestes de la vie courante au cours de l'apprentissage de la gestualité vont permettre aussi de complèter le modelage de cette morphologie en facilitant une latéralisation hémisphérique. L'apprentissage de geste latéralisé va permettre ainsi à l'individu d'être habile et d'engrammer des shémas moteurs fins et adaptés.

 

L'ensemble de ces processes lié à la  latéralité et lié à l' asymétrie tonique posturale résultant de l'impact de la pesanteur, du recrutement permanent des capteurs posturaux  face à l'environnement va déformer dans une limite physiologique le systéme musculo-squelettique et donner au patient un schéma morphostatique asymétrique physiologique résultant d'un état tonique de base qui lui est propre.

L'observation d'un patient doit donc tenir compte de cette asymétrie.

 


L'observation de la hauteur des mains d'un patient de face, de dos, de profil lorsqu'il est en position postural référencée en est un bon exemple. Elle montre une longueur inégale  des 2 membres supérieurs normale dépendant souvent de la latéralité ou anormale si elle est contraire à la latéralité ou exagégée dépendant alors d'un défaut d'équilibre scapulaire lié à un problème de capteur.

HAUTEUR MAIN LAT

D'une manière générale, la hauteur de la main motrice est plus basse car la ceinture scapulaire est plus basse, légèrement plus enroulée en avant avec une pronation de l'avant bras plus prononcée (réf B. Bricot). La normalité de longueur dépend de norme biométrique. 

                                 BARRE 3

Dans le cas contraire, il existe soit un membre supérieur court anatomique, soit un conflit de capteurs posturaux ou encore soit un conflit de latéralité (contrariété d'apprentissage, tendance à l'ambidexterie).

Ce constat est intéressant mais demande un examen posturopathique plus complet pour connaître la nature de cette asymétrie .


Le test de hauteur des mains que nous avons décrit est différent car il met le patient dans une situation posturale inhabituelle permettant de vérifier comment s'équilibre la ceinture scapulaire par rapport à un équilibre d'ensemble et par rapport à un bon positionnement proprioceptif de ses 2 membres supérieures  dans l'espace définit par le patient donc en quelque sorte ce test va permettre d'établir un référentiel spatial invariable.

Ce test morphostatique est un test non opérateur dépendant reproductible à condition de respecter une rigueur lors de l'exécution du positionnement des 2 mains du patient. Les ordres émis par le praticien doivent être précis et compris. 

Ce test se fait yeux ouverts (YO), le regard du patient est droit devant dirigé vers une cible entre 2 mètres minimum et 5 mètres maximum. Les mains du patient  sont jointes le long des cuisses doigts tendus pouces serrés. Le praticien demande au patient de positionner ces mains  devant le pubis. Le praticien observe la hauteur des 2 mains au niveau de la base des pouces. Il prend comme repère anatomique d’observation les 2 styloïdes radiales (base des pouces qu'il peut marquer à l'aide d'un crayon dermographique).

Ce test peut être fait yeux fermés. Le praticien doit veiller que le patient reste sans contact dentaire.

Normalement la hauteur doit être égale sinon on peut suspecter un conflit postural ou la présence d’un membre supérieur court anatomique.

                                                  HAUTEUR MAIN DEVANT-copie-1                                                 

L' expérience clinique nous montre que ce test est souvent révélateur d’un conflit d'asymétrie tonique posturale d'ordre visuel  d’origine accommodatif lorsqu’il existe une inégalité de hauteur des 2 mains.


Michel Habif dans une premiere étude personnelle effectuée en 2002 à son cabinet a pu le constater :   

Deux cent dix huit  sujets ont été observés à l’occasion de la pose de nouveaux verres correcteurs, soit en première intention, soit pour modifier une prescription antérieure selon le test de hauteur des mains ; des manifestations de l’asymétrie posturale ont été  constatées systématiquement relatif à un déficit de l'entrée visuelle du à un  défaut de vision (astigmatisme, myopie, hypermétropie) ; l'asymétrie de hauteur s'est rétablit ensuite lors de la modification de la correction pour une grande majorité et dans le cas contraire les patients ont été orientés pour une évaluation posturale complète afin d'objectiver l'origine du conflit postural.


L' asymétrie de hauteur des mains peut donc être à l'origine d'une autre entrée posturale ; c'est un ensemble de tests posturaux qui pourront dépister le conflit.

L'asymétrie de hauteur des mains devant témoigne d'abord de l'existence d'une asymétrie tonique postural anormale mais pas forcément de l'existence d'un syndrome de déficience postural : il peut exister un conflit postural soit localisé dans la partie haute du corps ou soit il peut exister un conflit plus général dans le système postural pouvant etre généré par un ou plusieurs capteurs.

Lorsque l'asymétrie est importante, elle peut être le reflet d'un vrai syndrôme de déficience postural avec l'apparition de signes cliniques caractéristiques.

Le test de flexion du rachis, le test des abducteurs bilatéral, le test de bassani, le test de rotation cervicale viendront donc complèter ce test pour permettre le dépistage du type de syndrôme.

Un test de fukuda est incontournable pour quantifier objectivement le conflit postural. Il pourra etre accompagné d'une évaluation stabilométrique.

Ce test peut être effectué avant ou après un travail posturopathique suite à une technique manuelle neurosensorielle pour comparer le changement ou non de hauteur des 2 mains.

Lors d'une reprogrammation posturale, ce test se normalise spontanément et doit donc servir de référence pour valider l'équilibre tonique postural lors de port de semelles, de port d'appareillage dentaire par exemple mais surtout lors de port de lunettes, de lentilles ou prisme ou après une chirurgie réfractive.


L'expérience clinique nous montre le plus souvent que l'asymétrie posturale relative à une inégalité de hauteur des mains en position devant témoigne d'un conflit visuel d'ordre accommodatif.


Venez découvrir ce test lors d'un stage de posturopathie et vous pourrez ainsi en connaître ses limites et son utilité.

Pour plus de renseignements , visitez les 2 sites suivant : www.posturo-formation.com ou mon site personnel www.osteojeff.jimdo.com

Dans un prochain article, je continuerais sur un test que j'ai décrit et mis en place le test des index de Cyon; 

Posturopathiquement

JF Hennebicq


 


 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 23:07

Allez sur le site de formation dédié à la posturopathie pour vous informer des dates des différents modules et du cycle complet de l'abord clinique de la posturopathie pour fin 2013 et 2014 :


 www.posturo-formation.com


Vous êtes ostéopathes, kinésithérapeutes, thérapeutes manuelles, médecins et  vous voulez-vous former à un nouveau concept thérapeutique moderne alors cette formation vous attend !

Pour plus de renseignements n'hésitez pas à me contacter.


JF Hennebicq



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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 09:32

Ce test a été décrit aux 20 ème journées de posturologie clinique de l'API en janvier 2013 consacré aux innovations cliniques et scientifiques dans le domaine de la posturologie présidé par Alain Berthoz, professeur au collège de France.

L'intervention a été intitulée "les tests du bilan visuo-postural".

Je l'ai présenté et écrit en collaboration avec mon ami, Michel Habif opticien posturologue.

Ce test des abducteurs bilatérale est différent de celui proposé par Patrick Guillaume.

Il est pratiqué face au patient et permet ainsi de mieux canaliser le patient sur le plan sensoriel lors de l'excution du test.

Ce test est utile pour tester surtout de l'influence du capteur visuel réfractif, du capteur manducateur particulièrement l'influence occlusale, du capteur podal particulèrement l'influence plantaire.

Il ne teste pas le réflexe nucal car il ne se pratique pas de façon unilatérale. Ce test ne permet donc pas d'évaluer le capteur cervicale ni l'influence occulomotrice.

C’est un testing musculaire  opérateur dépendant permettant d’évaluer la force isométrique des muscles  abducteurs d’épaule de façon simultanée en prenant comme référence le testing musculaire internationnal de Lacôte.

Une recherche d'une réponse musculaire tonique peut être envisagée mais le test devient alors très opérateur dépendant.

Toutefois le testing traditionnel permet un recrutement d'un nombre suffisant de fibres tonico-phasiques.

Le patient positionne initialement ses deux membres supérieurs à 90 ° formant un V avec une ouverture respectant le plan des 2 omoplates.

                         PHOTO-ABD1-copie-1.jpg

Le praticien est placé à un mètre devant le patient et prend contact précisément avec ses paumes de mains en arrière des 2 styloïdes de chaque poignet du patient en laissant poser ses mains à plat sur les deux avants bras.

               PHOTOABD2.jpg

Il demande ensuite au patient  une abduction bilatérale contre résistance  isométrique  d’abord yeux ouverts puis yeux fermés sans contact dentaire.

Pour avoir une réponse physiologique, le praticien doit obtenir une réponse musculaire égale des 2 côtés à  une échelle de valeur de 5 à la cotation du testing de Lacôte.

Une différence peut signifier un conflit d’ordre visuel. Un test assis pourra être fait pour exclure une entrée podale.

Le contact dentaire peut permettre d'évaluer l'influence occlusale, l'ouverture mandibulaire l'influence des muscles masseters.

Un test sur sol mousse permet de neutraliser la présence d'un conflit plantaire.

Ce testing est intéressant car le patient est évalué sur des chaines musculaires mixtes plus fonctionnelles allant le plan antéro-post et le plan saggital.

Ce test doit faire parti d'une routine de test car pratiqué exclusivement on ne peut pas le considérer fiable surtout que certains patients peuvent rencontrer des problèmes orthopédiques, une baisse importante de force des muscles phasiques lors du vieillissement ou de douleurs scapulo-thoracciques.

Bien employé, c'est un test de dépistage et d'orientation clinique.

Venez découvrice test lors d'un stage de posturopathie et vous pourrez ainsi constater ses limites cliniques et son utilité posturopathique.

Pour plus de renseignements, allez visiter les sites de formation consacré à la posturopathie :

          www.posturo-formation.com

          www.osteojeff.jimdo.com

ou contactez-moi par mail : jfhosteo@orange.fr

Dans un prochain article, je continuerais à vous décrire les tests du bilan visuo-postural des 20èmes journées de posturologie clinique.

Posturopathiquement

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